Henriette, Rive Gauche, le boutique-hôtel bohème au luxe chaleureux et désirable

Ah Paris ! Paris et ses clichés d’Amélie à Emily. Il n’empêche que si l’on m’avait demandé, je ne sais pourquoi d’ailleurs, d’imaginer un hôtel « so Paris », c’est l’hôtel Henriette, au calme dans sa petite rue pavée à deux pas du quartier Mouffetard, que j’aurais fantasmé. J’en ai rêvé et Vanessa Scoffier l’a fait. Elle a crée ce boutique-hôtel à la décoration bohème à la fois simple et exclusive, au luxe chaleureux et désirable. C’est ce Paris d’Henriette pittoresque que j’aime tant que je vous invite à découvrir si ce n’est déjà fait.

Dans la mouvance des nouveaux codes hôteliers que l’on trouve plutôt Rive Droite, Henriette a posé ses valises à l’abri des regards et de l’agitation sur les pavés de la petite rue des Gobelins en lieu et place de l’ancienne résidence des Gobelins.

Une ode au charme et au style

Avec ses teintes chaleureuses, son mobilier design, ses accessoires bien choisis et ses détails délicats, cet hôtel est une ode au charme et au style. Dès le hall d’entrée, bienvenue au paradis du vintage ! Vanessa Scoffier, chineuse hors pair et diva de la couleur, semble avoir conçu la décoration du lieu avec le souvenir certainement d’une maison d’enfance chérie et accueillante.

Du coup, après une visite au musée ou une session shopping endiablée, ce n’est pas son hôtel que l’on rejoint mais une vraie maison de famille. Les bouquets de fleurs champêtres disséminés dans des brocs, les carreaux de ciment, le parquet en pointe de Hongrie, le papier peint William Morris, les plantes vertes, la décoration éclectique et instinctive insufflent un climat romantique et familial des plus doux. Rien n’est snob ni trop apprêté. C’est un joyeux mélange d’un vieux Platner, de tissus en lin, d’une enfilade Knoll, d’appliques en laitons fifties qui confèrent un résultat unique, très personnel.

Comme une maison de famille

Que ce soit le lobby traité comme un salon vintage ou le jardin d’hiver aux teintes surannées, elle a meublé à l’aide de sa collection personnelle, avec envie, et cela se ressent. Pourquoi ne pas faire cohabiter le hall aux accents seventies, ton sur ton, bleu sur bleu audacieux, réveillé par des touches de moutarde, avec la sobriété scandinave de la salle à manger dotée de teintes pastelles sur ses banquettes et le marbre et bois blond de son comptoir ?

Que dire aussi de la petite courette, adorable et intimiste, que l’on a en ligne de mire où que l’on soit au rez-de chaussée ? On est comme déconnecté du réel, presque dans un métaverse intemporel, une bulle de douceur, un cocon enveloppant et surtout ultra inspirant.

Ce qui est fou dans ce lieu, c’est toute l’ambivalence qui en jaillit et qui prouve le talent de sa décoratrice : il est à la fois chaleureux et d’une fraicheur incomparable ; à la fois vintage et d’une modernité déconcertante, à la fois champêtre et délicieusement urbain, à la fois luxueux et désinvolte.

32 chambres personnalisées

La décoration des trente-deux chambres ? Tout aussi personnalisée. La mienne était coquette et d’une sobriété apaisante. Aucun faux-pas. Aucun surdosage.

Le luxe de cette chambre du cinquième étage, c’était sa vue. Je vous parlais des clichés parisiens en accroche et bien, je fus ravie d’avoir en paysage les fameux toits de Paris, cet illustre gris du zinc haussmannien.

Certes, pas de perspective à l’horizon mais une ambiance tellement rassurante et dépaysante. Le réconfort, la qualité du lit et la douceur élégante du linge de lit…

Un accueil aux petits soins

En fait, Henriette dépoussière avec brio les codes du savoir recevoir. Outre la décoration parfaite, c’est avant tout l’accueil simple et aux petits soins du personnel de l’hôtel qui ravit. A l’arrivée, on sent les membres de l’équipe au service de ses hôtes, prêts à partager avec vous les bons vernissages, les hot spots déco du moment, les lieux de bistronomie ou autres opening et soirées parisiennes.

Au petit déjeuner, on a l’impression d’être servi par un membre de notre famille ! Le sourire de Malika est débordant de bienveillance et de gentillesse. Les viennoiseries, le granola bio et la charcuterie nous comblent, nous faisant croire que l’on passe un dimanche à la campagne chez Tante Eugénie.

Parce que oui, cet hôtel ressemble plus à une pension ou une maison de famille remise au goût du jour plutôt qu’à un énième établissement pour touristes fonctionnel et sans charme. Le bois, les tons denses des parties communes et clairs des chambres, les touches de fluo ou de moutarde, les lignes graphiques, les coussins fleuris, le tout assortis de luminaires, d’objets, de petits mobiliers tantôt contemporains, tantôt chinés font de cet hôtel un lieu intemporel « bien dans son époque ».

Vanessa Scoffier propriétaire et cheffe d’orchestre de cette composition est l’héroïne d’une partition à première vue trop hétéroclite pour fonctionner. Il n’empêche que sa sincérité et sa décoration instinctive sont parvenues à concevoir un hôtel chaleureux à l’esthétique rétro-actuelle, un brin romantique mais pas mièvre, loin s’en faut. Comme un petit bonbon, sucré certes, mais délicieusement acidulé et surtout irréversiblement addictif.

Dans le book de l’hôtel une citation de Jack Kerouac, écrivain du voyage dont je partage le précepte trône fièrement : « Live, Travel, Adventure, Bless and don’t be sorry ! ».

Il a aussi déclaré : « Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose ». Je crois pouvoir dire sans en être désolée que je suis folle d’Henriette !

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